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Comment enlever le vernis semi-permanent : la méthode selon votre vernis, sans gratter l'ongle

Un vernis semi-permanent ne part pas au coton comme un vernis classique : il a durci sous la lampe, et il faut le dissoudre en partie avec un solvant, presque toujours de l'acétone, pour qu'il se décolle de l'ongle. Pelé, gratté ou limé jusqu'au bout, il abîme l'ongle qui le porte. Le produit et le temps de pose dépendent de ce que vous avez sur les ongles : cinq minutes pour certains Shellac, vingt pour une base renforcée OPI, une seule pour un vernis à dépose douce. Voici comment enlever le vernis semi-permanent à la maison, étape par étape, ce que prescrit chaque marque, et quoi faire quand il résiste.

16 min de lecture
Matériel de dépose du semi-permanent posé sur une serviette gris clair : flacon de dissolvant, disques de coton, carrés de papier aluminium, cinq pinces de dépose lilas, un bâtonnet de buis et une lime blanche

Comment enlever le vernis semi-permanent à la maison, étape par étape

  1. 01Préparer une pièce aérée et une table protégée

    Il vous faut le dissolvant de votre marque ou de l'acétone pure, du coton, du film alimentaire, des papillotes ou des pinces de dépose, une lime fine ou un bloc polissoir, de la vaseline et un gant de toilette. Ouvrez une fenêtre, et éloignez bougie, cigarette et plaque de cuisson : l'acétone est très inflammable, ses vapeurs aussi, et l'acétate d'éthyle des dissolvants « sans acétone » ne l'est pas moins. Couvrez la table d'un film plastique puis d'une serviette épaisse, car l'acétone abîme meubles, plans de travail et lavabos. Travaillez une main à la fois : c'est plus simple.

  2. 02Matifier le top, sans atteindre la couleur

    La plupart des marques font d'abord passer une lime fine ou un bloc polissoir sur tout le vernis, jusqu'à ce qu'il soit mat : Peggy Sage conseille une lime 180/180, Semilac une 180/240, Le Mini Macaron une 150/180. Le grain se lit comme celui d'un papier de verre : plus le chiffre est bas, plus la lime attaque. Il s'agit de rayer la brillance du top coat, la couche de finition, pour que le dissolvant pénètre ; OPI présente ce geste comme un moyen d'accélérer la dépose. CND, elle, ne fait pas limer un Shellac posé sur l'ongle naturel, et les vernis à dépose douce de Manucurist et d'Ôdass se retirent sans ponçage.

    Le piège : Continuer jusqu'à voir partir la couleur. Les dermatologues de l'Académie américaine de dermatologie, l'AAD, rappellent que retirer le vernis à la lime abîme sérieusement l'ongle : la lime prépare le travail du dissolvant, elle ne le remplace pas.

  3. 03Protéger la peau, couper le coton à la taille de l'ongle

    Étalez une fine couche de vaseline sur chaque cuticule et sur la peau autour de l'ongle, sans en mettre sur le vernis : l'acétone qui reste sur la peau l'irrite et l'abîme. Coupez ensuite le coton à la taille de chaque ongle. Une dermatologue de l'AAD compte un quart de boule de coton pour les petits doigts et les petits orteils, une demi-boule pour les autres ongles : moins le coton déborde, moins la peau baigne dans le solvant.

  4. 04Imbiber, envelopper serré, attendre le temps de la marque

    Imbibez chaque morceau de coton, posez-le sur l'ongle et maintenez-le serré, avec un film alimentaire, une papillote d'aluminium ou une pince de dépose. La dermatologue de l'AAD préfère le film alimentaire, qui ferme mieux que l'aluminium et laisse moins couler l'acétone ; serrez sans couper la circulation. Elle compte 10 minutes ; les marques donnent de 5 à 20 minutes selon le vernis et la base, comme le détaille le tableau plus bas. Le vernis est prêt quand il se soulève de l'ongle ; la dermatologue s'attend même à n'en retrouver que des restes en retirant le film.

    Le piège : Plonger toute la main dans un bol de dissolvant : les dermatologues conseillent de ne faire tremper que le bout des doigts, pour épargner la peau.

  5. 05Faire glisser le vernis, sans forcer

    Retirez les papillotes une à une, et faites glisser le vernis ramolli de la cuticule vers le bout de l'ongle. Les marques le font avec un bâtonnet de buis ou un petit outil de dépose, comme le Quick Remover de Peggy Sage ; OPI et Pink Gellac retirent la papillote d'un mouvement de rotation, en pressant légèrement sur l'ongle. La dermatologue de l'AAD, elle, déconseille le bâtonnet, qui peut blesser l'ongle et y laisser des taches blanches : elle termine avec un gant de toilette passé sous l'eau tiède, en ne frottant que l'ongle. Quel que soit l'outil, il ne doit rien avoir à forcer.

    Le piège : Le vernis tient encore ? Ne grattez pas : remettez un coton imbibé quelques minutes — cinq de plus pour OPI comme pour Le Mini Macaron. Si le top brille encore par endroits, matifiez-le d'abord légèrement, comme le demandent OPI et Mylee.

  6. 06Laver, puis hydrater pendant une semaine

    Lavez mains ou pieds au savon doux, sans parfum si possible, pour enlever toute trace d'acétone. Pendant sept jours, massez chaque jour un peu de vaseline sur les cuticules et la peau autour des ongles : c'est le conseil de l'AAD pour apaiser l'irritation laissée par le solvant. Une huile pour cuticules hydrate aussi, mais pas si vous reposez un vernis tout de suite : Pink Gellac rappelle que le vernis n'adhère pas sur une surface grasse, et fait attendre au moins une heure après l'huile.

Quel vernis portez-vous ? La dépose change avec la pose

  1. 01

    Semi-permanent classique : un dissolvant à l'acétone

    C'est le cas de la plupart des vernis semi-permanents, dits « soak-off », c'est-à-dire qui se dissolvent au trempage. Peggy Sage, OPI, CND Shellac, Pink Gellac, Mylee, Semilac, Néonail, Le Mini Macaron ou Estheo, la marque de Bleu Libellule, font tous retirer leurs semi-permanents classiques avec un produit à l'acétone. Si votre kit contient un « remover » ou une « solution de fonte », lisez sa liste d'ingrédients : « Acetone » en tête, c'est votre méthode.

    Le piège : Le dissolvant de vernis classique de la salle de bains ne suffit pas : Yves Rocher prévient que les siens n'enlèvent pas un semi-permanent, et Peggy Sage réserve son dissolvant express aux ongles naturels.

  2. 02

    Vernis à dépose douce : le dissolvant de sa marque, et lui seul

    Certains vernis sont formulés pour partir sans acétone, avec un dissolvant à l'acétate d'éthyle, et sans limer : Manucurist Green Flash en une à deux minutes avec son top Green Flash, dix avec le top Xtrem Flash, annoncé pour tenir jusqu'à 21 jours au lieu de 12 ; Ôdass en deux minutes ; la gamme Green LAK de Peggy Sage en une à deux. Le vernis se décolle sous le coton, qu'on retire en appuyant légèrement, sans bâtonnet. Mais Manucurist réserve son dissolvant à ses vernis Green Flash, Ôdass ne garantit pas le sien sur d'autres marques, et Manucurist reconnaît que les dissolvants sans acétone ne retirent pas un semi-permanent traditionnel.

    Le piège : Ôdass précise que son dissolvant ne convient pas aux vernis posés en institut, qui demandent un dissolvant à l'acétone.

  3. 03

    Base renforcée, « rubber base » : plus longue à partir, parfois à garder

    Une base épaisse, dite renforcée, de gainage, « rubber » ou « builder », se retire plus lentement. OPI compte 20 minutes pour sa base Super Strong, après avoir limé le top et le bord de l'ongle ; Pink Gellac au moins 15 pour sa Build it Base, et sa Rubber Base se dépose comme un vernis classique. D'autres ne se dissolvent pas : les builder bases de Peggy Sage et d'Estheo se retirent à la lime ou à la ponceuse, la Mineral Base d'Indigo ne part pas au dissolvant. Pour leurs bases renforcées, Pink Gellac, Néonail et Indigo proposent aussi de ne pas tout retirer : on enlève la couleur, on garde une fine couche de base, et l'on repose par-dessus. C'est ce qu'on appelle un remplissage.

    Le piège : Limer soi-même une base renforcée jusqu'à l'ongle naturel. Indigo conseille de confier la dépose de sa Protein Base à une technicienne, ponceuse en main, en laissant une fine couche.

  4. 04

    Base peel-off : elle se décolle, sans tirer

    Une base « peel-off » se retire en pellicule, sans dissolvant : on soulève un bord au bâtonnet, puis on décolle doucement. Pink Gellac fait glisser un peu d'huile entre le vernis et l'ongle pour l'aider, et Mylee demande de ne jamais forcer ni tirer. Encore faut-il être sûre que la base posée en est une : la marque et le nom du produit le disent.

    Le piège : Peler un semi-permanent classique comme une base peel-off : c'est le geste qui abîme l'ongle.

  5. 05

    Gel de construction, polygel, capsules : un travail de prothésiste

    Le gel dur et le polygel ne sont pas des semi-permanents. L'Association britannique des dermatologues le rappelle : un gel dur ne se retire pas au trempage, il se lime. CND, Indigo et Gelish disent la même chose de leurs gels de construction et de leur polygel, et OPI fait réduire son gel de 75 à 90 % à la lime avant tout trempage. Quelques gels font exception, comme le Builder Gel du Mini Macaron, qui se dissout en 15 minutes. Quant aux capsules, l'acétone les dissout avec le vernis : Peggy Sage présente son Tips off comme une solution pour dissoudre « les capsules et la résine ».

    Le piège : Poncer soi-même un gel épais pour l'enlever. Au microscope, la ponceuse et la lime sont les déposes qui abîment le plus l'ongle, et la poussière de limage est mise en cause dans les allergies aux acrylates. Faites-la faire par une prothésiste.

  6. 06

    Une pose faite en institut : demandez le nom du vernis

    Les gammes professionnelles qu'on trouve en institut — Shellac, OPI GelColor, Peggy Sage, Semilac, Néonail — se retirent toutes à l'acétone, et OPI vend même un kit pour déposer GelColor chez soi. Demandez quelle marque et quelle base ont été posées : vous saurez quel temps prévoir, et si la base se dissout. Ou faites-la retirer sur place : Body Minute affiche 10 € la dépose, mains ou pieds, et 5 € pour ses abonnées, au 2 octobre 2026 ; ailleurs, chaque institut fixe son prix.

  7. 07

    Les ongles des pieds : même méthode, une papillote pour les petits orteils

    La méthode et le temps ne changent pas : l'AAD, CND et Peggy Sage donnent les mêmes que pour les mains. Seul l'emballage s'adapte. CND enveloppe le gros orteil seul, et les quatre petits ensemble, dans un même morceau d'aluminium posé sur leurs cotons ; Peggy Sage vend des pinces de dépose taillées pour les orteils. Un quart de boule de coton suffit pour chaque petit orteil.

    Le piège : Compter sur la repousse pour éviter la dépose : un ongle d'orteil met 12 à 18 mois à se renouveler, contre environ six mois pour un ongle de main.

  8. 08

    La ponceuse : pour le gros du vernis, jamais jusqu'à l'ongle

    En institut, la ponceuse retire le gros d'une pose épaisse avant le dissolvant. Les fabricants posent la même limite : on s'arrête avant l'ongle naturel, en laissant une fine couche de vernis ou de base, puis on termine au dissolvant. Semilac conseille aux débutantes de s'en tenir au dissolvant à l'acétone, et OPI, dans ses conseils pour déposer GelColor à la maison, exclut la ponceuse électrique comme les outils métalliques. Les études vont dans le même sens : la ponceuse et la lime sont les façons de déposer qui abîment le plus l'ongle, jusqu'à l'amincir au bout.

    Le piège : Une sensation de chaleur pendant le ponçage : c'est déjà trop, préviennent Semilac et Peggy Sage. On réduit la vitesse, on change de zone, et l'on ne repasse pas au même endroit.

Peggy Sage, Manucurist, OPI, Shellac… : le dissolvant et le temps de chaque marque

Ce que chaque marque indique pour retirer ses propres vernis, sur son site, au 2 octobre 2026, avec le prix de son dissolvant quand elle l'affiche. Quand une marque donne une fourchette, commencez par le temps le plus court, et reposez le coton si le vernis résiste.

Peggy Sage, Manucurist, OPI, Shellac… : le dissolvant et le temps de chaque marque
MarqueDissolvant de la marqueTemps annoncéÀ savoir
Peggy Sage (I-LAK, 1-LAK)Tips off, à l'acétone : 7,90 € les 125 ml15 à 20 min ; 10 à 15 avec ses pinces de déposeLime 180/180 avant. Vernis réservés aux professionnels. Gamme Green LAK : dissolvant sans acétone, 1 à 2 min
Manucurist Green FlashDissolvant doux, sans acétone : 16 € les 100 ml1 à 2 min avec le top Green Flash, 10 min avec le top Xtrem FlashSans limer. Ne marche que sur ses vernis
OPI GelColorExpert Touch, à l'acétone15 min, puis 5 de plus si besoin ; 20 min sur la base Super StrongMatifier le top accélère la dépose ; lime 180 sur la base Super Strong. À la maison, ni outil métallique ni ponceuse
CND ShellacOffly Fast, à l'acétone5 min (top Xpress), 8 (Original), 15 (Duraforce)Sans limer sur l'ongle naturel. Un peu plus long après 14 jours de pose
Estheo (Bleu Libellule)Tips off, à l'acétone : 8,80 € les 125 ml10 à 15 minBloc ponce avant. La marque renvoie à la notice du vernis posé
IndigoRemouver, à l'acétone, réservé aux professionnellesNon indiqué en françaisProtein Base : soluble, mais dépose conseillée en institut. Mineral Base : ne se dissout pas
Le Mini MacaronPapillotes imbibées, à l'acétone : 14 € les 10015 min, puis 5 de plus si besoinLime 150/180 avant. Son Builder Gel se dissout aussi
Pink GellacRemover, à l'acétone : 9 € les 100 ml10 min ; au moins 15 sur la Build it BaseMatifier le top, retirer la papillote en tournant
MyleeGel Remover, à l'acétone : 8,50 € les 250 ml10 à 15 min, jusqu'à 20 selon son guideMatifier le top ; s'il résiste, limer un peu et reposer
ÔdassLe Dissolvant, sans acétone2 minSans limer. Ne convient pas aux vernis posés en institut
SemilacRemover, à l'acétone : 12,99 € les 500 ml10 à 15 min, jusqu'à 20 selon son blogLime 180/240 avant. Gamme Easy Off : dissolvant sans acétone
NéonailRemover, à l'acétone : 5,49 € les 100 ml10 minLime 180 avant. Produits réservés aux professionnels
LookyDissout-Tout, à l'acétone ; Dissolvant Miracle15 min ; moins de 5 avec le Dissolvant MiracleMarque québécoise. Le Dissolvant Miracle n'est garanti que sur ses vernis
MéanailRemover, à l'acétone15 minMarque qui a cessé son activité : consigne de son ancien site

Précautions et contre-indications

  • AttentionTrès inflammable, même « sans acétone »

    L'acétone a un point d'éclair de −18 °C, l'acétate d'éthyle de −4 °C ; c'est lui qui remplace l'acétone dans les dissolvants « sans acétone » de Manucurist, Ôdass, Semilac et Peggy Sage. À température ambiante, les vapeurs de l'un comme de l'autre prennent feu au contact d'une flamme ou d'une étincelle. Pas de bougie, de cigarette ni de plaque de cuisson à proximité, une fenêtre ouverte, et le flacon refermé aussitôt, rangé hors de portée des enfants.

  • AttentionLes yeux, et la tête qui tourne

    Les deux solvants provoquent une sévère irritation des yeux et peuvent faire somnoler ou donner des vertiges : d'où la fenêtre ouverte. Une projection dans l'œil se rince aussitôt à l'eau courante, au moins quinze minutes, paupières bien écartées ; si la gêne persiste, consultez.

  • ConseilLa peau autour de l'ongle

    L'exposition répétée à l'acétone dessèche la peau et peut la gercer, et l'acétone qui stagne sur la peau l'irrite. C'est la raison de la vaseline autour de l'ongle, du coton coupé à sa taille et du bout des doigts seulement dans le bain. Ôdass déconseille son dissolvant sur des ongles abîmés ; sur une peau coupée ou déjà irritée autour de l'ongle, attendez qu'elle cicatrise avant la dépose.

  • AttentionEnceinte ou en projet de grossesse

    Les recommandations disponibles visent le travail, pas une dépose ponctuelle à la maison : pour les salariées, l'INRS, l'organisme de référence en santé au travail, conseille d'exposer le moins possible à l'acétone les femmes enceintes ou qui souhaitent l'être, comme pour tous les solvants organiques. Parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin. En attendant, une dépose courte dans une pièce aérée limite l'exposition, ou bien l'on laisse pousser le vernis en coupant l'ongle chaque semaine.

  • AttentionRougeurs, démangeaisons autour des ongles : pensez à l'allergie

    Démangeaisons, rougeurs, eczéma ou décollement autour des ongles après une pose peuvent signaler une allergie aux acrylates, les composants des gels et des semi-permanents. L'Association britannique des dermatologues met particulièrement en garde contre les kits maison, où le gel mal durci touche la peau. Faites retirer le vernis, ne reposez rien, et consultez un médecin : une fois installée, cette allergie dure toute la vie.

  • ConseilLe flacon ne se vide pas dans l'évier

    Un flacon d'acétone ou de dissolvant, plein, entamé ou vide, se dépose en déchèterie, avec les déchets dangereux des ménages : c'est la consigne de l'Agence de la transition écologique (ADEME) pour l'acétone. Un solvant ne se vide ni dans l'évier ni dans les toilettes.

Ces informations ne remplacent ni la notice du fabricant ni l'avis d'un professionnel de santé. En cas de doute — grossesse, traitement, peau réactive, antécédent d'allergie —, demandez conseil avant le soin.

Les gestes qui abîment l'ongle pendant la dépose

  1. 01Peler le vernis qui se soulève

    Un semi-permanent qui décolle sur un bord donne envie de tirer. CND prévient qu'un vernis pelé, soulevé ou gratté abîme l'ongle, et les dermatologues de l'AAD le répètent ; la Société française de dermatologie voit dans ce décollement à la main, qui finit souvent la dépose, une cause probable de l'amincissement de l'ongle. Si le vernis se soulève avant la dépose, raccourcissez l'ongle plutôt que de tirer.

  2. 02Gratter avec un outil en métal

    Un repousse-cuticules en métal ou la pointe d'une lime, glissés sous un vernis qui résiste, risquent de blesser l'ongle. OPI exclut les outils métalliques pour retirer ses vernis, et la dermatologue de l'AAD déconseille même le bâtonnet de bois, qui peut laisser des taches blanches. Un vernis qui ne glisse pas tout seul n'est pas prêt : remettez du dissolvant.

  3. 03Finir à la lime ce que le dissolvant n'a pas retiré

    Limer les restes de vernis jusqu'à l'ongle revient à poncer l'ongle lui-même. Dans les études, les déposes à la lime et à la ponceuse sont celles qui abîment le plus sa surface ; limé au grain 100 puis à la ponceuse, l'ongle s'abîme surtout vers le bout. Ce grain est fait pour les matières artificielles, jamais pour l'ongle naturel.

  4. 04Chauffer pour aller plus vite

    Sèche-cheveux, serviette chaude, radiateur : approcher une source de chaleur d'un solvant très inflammable, c'est ce que l'INRS demande précisément d'éviter. Ce qui accélère la dépose, d'après OPI, c'est un top bien matifié.

  5. 05Reposer un semi-permanent le jour même

    Certaines marques le permettent : Pink Gellac propose de reposer du vernis juste après le retrait, en sautant l'huile. Les dermatologues américains conseillent plutôt une à deux semaines sans vernis, voire davantage, pour laisser l'ongle se réparer, et de l'hydrater plusieurs fois par jour entre deux poses. Des ongles qui se dédoublent ou cassent après la dépose ont besoin de cette pause.

Questions fréquentes

La dépose du semi-permanent, c'est quoi ?
C'est le retrait du vernis semi-permanent, quand la pose a fait son temps. Durci sous la lampe, ce vernis ne part pas au coton : on le laisse sous un coton imbibé de solvant, presque toujours de l'acétone, qui le dissout en partie et le décolle de l'ongle. Elle se fait à la maison, avec le dissolvant de la marque ou de l'acétone pure, ou en institut, où elle prend une quinzaine de minutes.
Peut-on enlever un semi-permanent sans acétone ?
Seulement s'il a été conçu pour. Les vernis à dépose douce — Green Flash de Manucurist, Ôdass, la gamme Easy Off de Semilac, Green LAK chez Peggy Sage — partent avec le dissolvant sans acétone de leur marque. Sur un semi-permanent classique, Manucurist reconnaît que l'acétone reste incontournable, et Ôdass que les vernis posés en institut la demandent. Reste la solution sans aucun produit, qu'une dermatologue de l'Académie américaine de dermatologie tient même pour la meilleure : laisser pousser l'ongle et le couper chaque semaine, sans jamais tirer sur le vernis. Comptez environ six mois pour les mains.
Peut-on enlever un semi-permanent sans dissolvant, avec de l'acétone pure ?
Oui, pour un semi-permanent classique : c'est l'acétone à 100 % qu'utilise la dermatologue de l'Académie américaine de dermatologie. Les dissolvants pour semi-permanent de Peggy Sage, Pink Gellac, Mylee ou Semilac sont d'ailleurs de l'acétone, parfois additionnée d'eau ou d'huile, et Mylee vend aussi la sienne pure, 8,99 € les 300 ml au 2 octobre 2026. Deux exceptions : un vernis à dépose douce, qui part avec le dissolvant de sa marque, et le dissolvant pour vernis classique de la salle de bains, qui ne suffit pas — Yves Rocher le dit des siens.
Vinaigre blanc, huile, eau chaude : les méthodes naturelles marchent-elles ?
Rien ne montre qu'elles dissolvent un semi-permanent. Les dermatologues de l'Académie américaine de dermatologie donnent l'acétone, ou la repousse, et toutes les marques de cette page prescrivent un dissolvant. Et un vernis qu'on fait partir à force de frotter ou de soulever, sans l'avoir dissous, a été pelé : c'est le geste qui abîme l'ongle.
Quel dissolvant acheter, et combien coûte le matériel de dépose ?
Celui de la marque de votre vernis ; à défaut, pour un semi-permanent classique, de l'acétone pure. Au 2 octobre 2026, les dissolvants de marque coûtent 7,90 € les 125 ml chez Peggy Sage, 9 € les 100 ml chez Pink Gellac ou 8,50 € les 250 ml chez Mylee. Sur Amazon, un dissolvant pour semi-permanent se vend 8 à 14 €, et un jeu de dix pinces de dépose 5 à 12 € (prix du 30 septembre 2026). Un kit de dépose réunit dissolvant, papillotes, bloc polissoir, lime et petit outil de retrait : celui de Peggy Sage coûte 28 €.
Quel embout de ponceuse pour enlever un semi-permanent ?
Les fabricants conseillent un embout en céramique ou en carbure de tungstène de grain moyen, souvent repéré par une bague bleue, de préférence à bout arrondi, dit « de sécurité », pour ne pas accrocher la peau. Peggy Sage marque ses embouts de dépose « ongle naturel : non » : ils retirent le vernis, pas l'ongle. Les vitesses citées vont de 10 000 à 20 000 tours par minute selon les marques. On s'arrête en laissant une fine couche de vernis ou de base, que l'on termine au dissolvant, et l'on porte un masque contre les poussières. Pour vos propres ongles, le dissolvant fait le travail sans ce risque : Semilac réserve la ponceuse aux personnes qui la maîtrisent.
Combien coûte une dépose en institut ?
Chez Body Minute, 10 € la dépose seule, mains ou pieds, et 5 € pour ses abonnées, sans rendez-vous, au 2 octobre 2026. Chez Beauty Success, chaque institut fixe ses tarifs : celui de Toulouse Camille Pujol affiche 14 € la dépose seule, et 45 € la dépose suivie d'une pose couleur, contre 50 € pour les deux prises séparément. Comptez une quinzaine de minutes.
Ongles secs, mous ou qui se dédoublent après la dépose : que faire ?
C'est fréquent : dans une enquête d'une université polonaise auprès de plus de 2 000 femmes, plus des trois quarts signalaient un effet indésirable après la dépose, le plus souvent des ongles moins résistants ou qui se dédoublent. L'acétone dessèche l'ongle ; les dermatologues américains conseillent de l'hydrater plusieurs fois par jour, à la vaseline par exemple, et de laisser une à deux semaines sans vernis. La partie abîmée ne se répare pas, elle pousse : il faut environ six mois pour renouveler un ongle de main. Un ongle qui se décolle de la peau, fait mal, ou dont le contour rougit et gonfle se montre à un médecin.

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