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PDRN : d'où vient l'ADN de votre soin, combien il en contient, et ce que les études ont montré

Le PDRN, ce sont des fragments d'ADN de saumon — et de plus en plus, de plante ou de bactérie — qui garnissent sérums, crèmes et masques coréens après avoir fait la réputation d'une injection. Avant d'acheter un soin au PDRN, voici le nom qu'il porte sur l'étiquette, comment estimer ce qu'un flacon en contient vraiment, ce que la crème et l'injection ont montré, ce qu'on sait en cas d'allergie au poisson ou de grossesse, et qui a le droit de vous injecter du PDRN en France.

14 min de lecture
Flacon compte-gouttes de sérum rose pâle posé sur une pierre grise mouillée, une goutte suspendue au bout de la pipette

PDRN Medicube, VT, Anua : ce que contient le soin de chaque marque

Les cinq marques de soins au PDRN les plus recherchées et vendues en France, au 2 octobre 2026 : d'où vient leur ADN, et où Sodium DNA se place dans leur liste d'ingrédients. Une formule change d'une version à l'autre : relisez la liste de l'emballage avant d'acheter.

Medicube

Points forts
Marque du groupe coréen APR, vendue chez Sephora depuis mars 2026. Elle annonce un PDRN tiré de l'ADN de saumon, et Sodium DNA figure bien dans la liste d'ingrédients de ses soins, comme sa crème en capsules.
Limites
Le « 99 % » de ses soins désigne la pureté de la matière première, pas la dose : dans sa crème en capsules, Sodium DNA vient après l'adénosine et l'huile de tournesol. Cette crème contient aussi un extrait d'œufs de saumon. Ses résultats chiffrés, obtenus par un laboratoire d'essais pour la marque, portent souvent sur une seule application.
À privilégier si
Vous voulez un PDRN de saumon, l'origine des rares études, acheté chez Sephora ou sur le site de la marque.

VT Cosmetics

Points forts
Marque coréenne de la gamme Reedle Shot, vendue en France en ligne, chez Lookfantastic par exemple. Son « Phyto PDRN Panax » associe Sodium DNA à un extrait de ginseng, et se présente comme végétal.
Limites
Les « 100 000 ppm » de sa crème désignent tout un mélange : eau, ginseng, peptides et Sodium DNA. Sa liste d'ingrédients indique 0,5 ppm de Sodium DNA, et celle de son Reedle Shot 100 au PDRN, 0,05 ppm.
À privilégier si
Vous préférez un PDRN végétal, en sachant qu'il y est à dose infime.

Anua

Points forts
Marque coréenne fondée en 2019, vendue chez Sephora. Elle écrit noir sur blanc que le PDRN (Sodium DNA) de son sérum vient de l'ADN de saumon, et publie la liste complète de ses ingrédients.
Limites
Le « 100 » de ses noms désigne une technologie de microcapsules, pas une dose. Dans son sérum, Sodium DNA arrive après l'adénosine et des extraits de margousier, et la marque mesure une hydratation « temporaire », après une seule application.
À privilégier si
Vous cherchez d'abord un sérum hydratant léger, plus que le PDRN.

Biodance

Points forts
Marque de la société coréenne Beautyselection. Son masque au caviar et au PDRN se vend chez Sephora, et sa liste d'ingrédients complète est publiée sur son site.
Limites
Sodium DNA est le dernier ingrédient de la liste. Le masque est surtout fait d'eau de caviar, avec des extraits de caviar et d'œufs de saumon : des ingrédients tirés du poisson, à prendre en compte en cas d'allergie.
À privilégier si
Vous voulez un masque hydratant de temps en temps, pas une cure de PDRN.

The Ordinary

Points forts
Marque de Deciem, vendue chez Sephora. Son « Lacto-PDRN » est obtenu par fermentation d'une bactérie, Lactobacillus rhamnosus : pas d'ADN de poisson. Sodium DNA figure parmi les premiers ingrédients de sa crème contour des yeux.
Limites
« Lacto » ne veut pas dire lait : c'est le nom de la bactérie. Le PDRN tiré de bactéries n'a été décrit chez l'humain que dans une série de huit cas, et la page de la marque sur l'ingrédient ne cite aucune étude.
À privilégier si
Vous voulez un contour des yeux au PDRN sans ingrédient tiré du poisson.

Le PDRN, c'est quoi ? De la laitance de saumon au flacon

  1. 01Des fragments d'ADN, tirés d'abord de la laitance de saumon

    PDRN veut dire polydésoxyribonucléotide : un mélange de fragments d'ADN, la molécule qui porte l'information génétique des cellules. Le PDRN historique est extrait de la laitance, c'est-à-dire le sperme, de la truite arc-en-ciel ou du saumon kéta, puis purifié pour en retirer les protéines, qui peuvent déclencher des réactions immunitaires. Les études sur cellules et chez l'animal lui prêtent deux modes d'action : il se fixe sur un récepteur des cellules, le récepteur A2A de l'adénosine, et leur fournit des briques pour fabriquer de l'ADN neuf. Avant d'entrer dans les crèmes, c'était un médicament : en Italie, le Placentex, injectable et délivré sur ordonnance depuis 1994, sert à la cicatrisation de tissus abîmés.

    Le piège : « PDRN » n'est pas un nom d'ingrédient reconnu dans l'Union européenne : c'est un nom commercial. Ne le cherchez pas tel quel dans la liste des ingrédients.

  2. 02Sur l'étiquette : Sodium DNA, un nom qui ne dit pas l'origine

    Dans la liste des ingrédients d'un soin vendu en Europe, l'ADN apparaît sous le nom de Sodium DNA, le sel de sodium de l'ADN, plus rarement DNA, Hydrolyzed DNA ou Hydrolyzed Sodium DNA. Ce nom est le même pour toutes les origines : en Corée, des matières premières tirées de cellules de rose ou d'autres plantes, vendues comme « PDRN végétal », s'appellent elles aussi Sodium DNA. La liste ne dit donc pas si l'ADN vient d'un saumon, d'une plante ou d'une bactérie. Seule la description de la marque le dit, quand elle le dit.

    Le piège : Ni Sodium DNA ni DNA dans la liste d'un soin vendu « au PDRN » : l'ADN n'y est pas un ingrédient à part entière. Le « PDRN » n'est alors, au mieux, qu'un composant d'un extrait de plante ou d'algue, dont la dose n'est pas indiquée.

  3. 03Saumon, plante ou bactérie : seul l'ADN de poisson a été testé chez l'humain

    Les essais publiés sur le PDRN lui-même, en injection comme en crème, portent sur de l'ADN de poisson. Les PDRN « végétaux » viennent de plantes souvent cultivées en laboratoire, sous forme de cellules ou de racines : rose, ginseng, pivoine. Celui de rose de Lancôme a été étudié, dans une publication cosignée par des chercheuses de L'Oréal, sur des cellules de peau et des fragments de peau humaine, pas sur des volontaires. Une revue de 2026 ne relève aucun essai chez l'humain pour les PDRN de plantes, et prévient qu'on ne peut pas les tenir pour équivalents à celui de poisson. Pour les PDRN « bactériens », obtenus par fermentation de lactobacilles, une publication de 2026 décrit huit cas, sans groupe de comparaison.

    Le piège : « Vegan » ou « végétal » vous renseigne sur l'origine, pas sur l'effet : ce qu'on lit sur les bienfaits du PDRN vient d'études sur l'ADN de poisson.

  4. 04La dose : la place dans la liste, et le piège des ppm

    La liste des ingrédients suit l'ordre décroissant des quantités, à une exception près : ceux qui sont présents à moins de 1 % peuvent s'y suivre dans n'importe quel ordre. Un Sodium DNA placé en fin de liste est donc présent à petite dose. Quand une marque affiche un chiffre, retenez que 1 % vaut 10 000 ppm (parties par million), et demandez-vous de quoi il parle. VT Cosmetics annonce « 100 000 ppm » de PDRN pour sa crème en capsules : c'est la dose d'un mélange d'eau, d'extrait de ginseng, de peptides et de Sodium DNA. Sa liste d'ingrédients, elle, indique 0,5 ppm de Sodium DNA, soit 2 000 fois moins que la crème de l'étude publiée, dosée à 0,1 %, c'est-à-dire 1 000 ppm.

    Le piège : Un « 99 % » ou un « 100 » dans le nom n'est pas une dose : c'est parfois la pureté de la matière première, parfois le nom d'une technologie, comme chez Medicube et Anua.

  5. 05En crème : une très grosse molécule face à la barrière de la peau

    La couche superficielle de la peau laisse mal passer les molécules de plus de 500 daltons, l'unité qui mesure leur masse. Les fragments de PDRN en pèsent de 50 000 à 1,5 million. L'étude de 2026 a bien détecté un signal attribué au PDRN dans l'épiderme superficiel, au-delà de 20 micromètres de profondeur : chez un seul volontaire, 8 à 24 heures après l'application, avec une technique qui, préviennent les auteurs, ne distingue pas à coup sûr l'ADN appliqué de celui de la peau. Cette mesure ne montre pas qu'un PDRN en crème atteigne le derme, où se fabrique le collagène. Sur une plaie, où la barrière manque, c'est autre chose : une pommade au PDRN a fait cicatriser deux fois plus vite des zones de prélèvement de greffe de peau, dans un petit essai de 40 patients.

  6. 06Les bienfaits du PDRN en crème : une étude, 31 femmes, sans placebo

    Publiée en 2026, elle a suivi 31 Chinoises de 35 à 55 ans, à la peau qu'elles jugeaient sensible. Chacune appliquait deux fois par jour, pendant quatre semaines, une crème contour des yeux à 0,1 % de PDRN de saumon d'un côté du visage, et la même crème au rétinol à 0,1 % de l'autre, sans savoir laquelle. Le côté PDRN a vu ses rides de la patte d'oie et ses poches diminuer environ deux fois plus que le côté rétinol, sans réaction indésirable signalée. Mais aucun côté ne recevait la crème sans actif, l'essai a duré un mois, et trois de ses cinq auteurs sont rattachés à des sociétés de biotechnologie ; ils déclarent n'avoir aucun conflit d'intérêts.

    Le piège : Ce résultat vaut pour cette crème, à cette dose : certains soins vendus en contiennent des milliers de fois moins.

  7. 07En injection : de petits essais, et un acte de médecin

    Les injections de polynucléotides, des cousins du PDRN à chaînes plus longues, ont fait l'objet de neuf études sur le rajeunissement de la peau, 219 patients en tout, de qualité faible à moyenne selon une revue de 2025. Une revue de 2026 ne retient sur ce sujet que quatre essais randomisés, 78 personnes : deux comparent deux façons d'injecter des polynucléotides, les deux autres associent PN ou PDRN à un microneedling ou à une radiofréquence. Les effets indésirables rapportés sont légers et passagers, sans effet grave. C'est pourtant l'injection qui a fait connaître le PDRN ; en France, c'est un acte que seul un médecin peut pratiquer.

Avant d'acheter un soin au PDRN : quatre questions

  1. 01

    Qu'attendez-vous du soin ?

    Les résultats affichés par les marques sont souvent des mesures d'hydratation prises juste après une application : Anua annonce une hydratation « temporaire » en hausse de 9 à 25 % après un usage. Cet effet immédiat vient de la formule entière, glycérine et acide hyaluronique compris, pas du seul PDRN. Pour les rides, les dermatologues placent la crème solaire quotidienne et la crème hydratante en tête des soins anti-âge, avant les rétinoïdes. Un soin au PDRN peut s'y ajouter ; il ne les remplace pas.

  2. 02

    D'où vient l'ADN, et est-ce que ça compte pour vous ?

    Poisson, plante ou bactérie : l'étiquette ne le dit pas, c'est la description de la marque qui le dit. L'origine compte si vous évitez les ingrédients d'origine animale, si vous êtes allergique au poisson, et pour les preuves, qui portent sur l'ADN de poisson. Un soin qui ne dit pas d'où vient son PDRN vous laisse deviner.

  3. 03

    Que contient-il d'autre ?

    Le PDRN est rarement seul : niacinamide, peptides, acide hyaluronique, rétinol, extraits de plantes, parfum. Ce sont souvent eux qui décident de la tolérance du soin. Un soin au PDRN et au rétinol reste un soin au rétinol : à introduire doucement, le soir, et jamais pendant la grossesse. Sur une peau sensible, cherchez une formule courte et sans parfum.

    Le piège : Un soin au PDRN qui contient aussi un acide (Glycolic Acid, Lactic Acid, Salicylic Acid) est un exfoliant : il ne s'ajoute pas à un gommage le même jour.

  4. 04

    Où l'acheter ?

    Chez la marque ou chez un revendeur qu'elle liste sur son site. Medicube met en garde contre de faux sites à son nom et propose de vérifier un produit par QR code. Un soin vendu en France porte le nom et l'adresse d'une personne responsable établie dans l'Union européenne : sans elle, personne dans l'Union ne répond de sa sécurité.

PDRN en crème ou en injection : ce qui change

Le même nom recouvre deux produits qui n'ont ni le même statut, ni la même façon d'atteindre la peau, ni les mêmes preuves.

PDRN en crème ou en injection : ce qui change
En crème, sérum ou masqueEn injection
Ce que c'estUn cosmétique, appliqué sur la peauUn acte médical : le produit est placé dans la peau
Qui l'appliqueVousUn médecin, et personne d'autre en France
Nom de l'ADNSodium DNA, DNA ou Hydrolyzed DNA dans la liste des ingrédientsPDRN ou polynucléotides (PN), selon le produit
DoseRarement indiquée : 0,1 % dans la crème de l'étude, 0,5 ppm dans certaines crèmes venduesQuelques milligrammes placés dans la peau : 15 mg de polynucléotides par séance dans une étude sous les yeux
Ce qui a été montréUne étude : 31 femmes, quatre semaines, contour des yeux, comparée au rétinol, sans placeboSur le rajeunissement, quatre petits essais randomisés (78 personnes) et des études de qualité faible à moyenne
Effets indésirables connusAucun signalé dans l'étude ; le test au pli du coude reste de misePas d'effet grave dans les essais ; des réactions allergiques signalées avec le médicament injectable
Pendant la grossesseAucune étudePas ou peu de données, selon la notice du médicament

Précautions et contre-indications

  • AttentionPDRN et danger : le risque grave vient des injections hors cabinet médical

    En France, les injections à visée esthétique ne sont autorisées qu'aux médecins ; les infirmiers eux-mêmes n'ont pas le droit d'en faire, quel que soit le produit. Le microneedling, les « skinboosters » et tout geste qui perce la peau, même avec un stylo présenté comme « sans aiguille », sont réservés aux professionnels de santé. Proposée en institut ou à domicile, une « séance de PDRN » est illégale, et les produits achetés en ligne ou importés hors des circuits autorisés ne sont pas contrôlés. Une injection qui atteint un vaisseau peut provoquer une nécrose de la peau, voire une perte de la vue.

  • AttentionAvant et après une injection : le numéro RPPS et les signes d'alerte

    Avant un acte, vérifiez le numéro RPPS du praticien, l'identifiant des professionnels de santé, qu'il doit afficher sur son site, ses devis et ses factures. Après une injection, une douleur forte, de la fièvre, un gonflement inhabituel ou des signes de nécrose de la peau demandent un avis médical rapide ; si c'est grave, appelez le 15.

  • AttentionAllergie au poisson : un risque qui n'a pas été mesuré

    Le PDRN de poisson est purifié pour en retirer les protéines. Mais aucune étude n'a testé un soin ou une injection au PDRN chez des personnes allergiques au poisson : un essai sur l'injection les a même exclues d'emblée. Et certains soins au PDRN contiennent aussi des extraits d'œufs de poisson, Salmon Egg Extract ou Caviar Extract dans la liste, chez Medicube comme chez Biodance. Si vous êtes allergique au poisson, lisez toute la liste des ingrédients et parlez-en à votre allergologue avant d'essayer ; un PDRN annoncé comme végétal ou bactérien évite l'ADN de poisson, à condition qu'aucun autre ingrédient de la liste n'en vienne.

  • AttentionEnceinte ou allaitante : pas de données

    La notice du médicament injectable au PDRN vendu en Italie indique que les données chez la femme enceinte sont inexistantes ou limitées, et l'étude sur la crème, comme un essai sur l'injection, a écarté les femmes enceintes ou qui allaitent. Rien ne permet donc de dire qu'un soin au PDRN est sans risque pendant la grossesse, ni qu'il est dangereux : demandez l'avis de votre médecin ou de votre sage-femme. Et lisez la liste : un soin qui associe le PDRN au rétinol ou au rétinal ne s'utilise pas pendant la grossesse.

  • AttentionEffets indésirables : peu signalés, mais peu étudiés

    L'étude sur la crème avait recruté des femmes à la peau sensible, et ne signale aucune réaction chez ses 31 participantes : c'est rassurant pour ce PDRN-là, pas pour toutes les formules qui en contiennent. Les essais sur l'injection de PDRN et de polynucléotides, aucun effet grave et des effets secondaires légers et passagers. La notice du médicament injectable mentionne en revanche des réactions d'hypersensibilité, c'est-à-dire allergiques, qui imposent d'arrêter le traitement. Ces données portent sur quelques centaines de personnes en tout : un effet rare a pu leur échapper. Testez tout nouveau soin deux fois par jour sur une petite zone, au pli du coude, pendant sept à dix jours, et arrêtez-le à la première rougeur ou démangeaison.

Ces informations ne remplacent ni la notice du fabricant ni l'avis d'un professionnel de santé. En cas de doute — grossesse, traitement, peau réactive, antécédent d'allergie —, demandez conseil avant le soin.

Trois erreurs avec un soin au PDRN

  1. 01Attendre d'une crème ce qu'on dit de l'injection

    Avant-après spectaculaires, « alternative au botox », collagène relancé : ce qu'on lit sur le PDRN vient pour l'essentiel de l'injection, un acte médical qui place le produit directement dans la peau, et dont les preuves restent minces. Une crème au PDRN est d'abord une crème : elle hydrate, et l'effet propre de son PDRN reste à démontrer.

  2. 02Faire « pénétrer » son PDRN au roller ou au stylo à micro-aiguilles

    Percer la peau pour aider un sérum à entrer, c'est du microneedling : l'ARS le range parmi les actes invasifs, réservés aux professionnels de santé. Et un cosmétique est conçu pour une peau intacte : The Ordinary, par exemple, réserve sa crème au PDRN à une peau non lésée.

  3. 03Passer d'un coup à toute la gamme au PDRN

    Toner, sérum, crème, masque, patchs : les marques déclinent le PDRN sur toute une routine. Introduits ensemble, ces soins ne vous diront ni lequel fait réagir votre peau, ni lequel lui sert. Un seul nouveau soin à la fois, et au moins quatre semaines avant de juger : c'est la durée de l'étude publiée sur la crème.

Questions fréquentes

Botox ou PDRN : quelle différence ?
Ce sont deux injections, donc deux actes médicaux, qui ne font pas la même chose. La toxine botulique, connue sous la marque Botox, bloque le signal nerveux qui fait contracter certains muscles du visage : les rides d'expression, entre les sourcils ou au coin des yeux, s'estompent environ une semaine après, et l'effet s'efface en deux à trois mois. Le PDRN, lui, est de l'ADN, étudié pour la réparation des tissus, pas pour détendre les muscles. Le présenter comme une « alternative au botox » compare deux produits sans rapport. Quant à une crème au PDRN, elle n'a rien d'une injection.
Comment utiliser un soin au PDRN, matin ou soir ?
Comme n'importe quel soin de sa texture : un sérum ou une essence après le nettoyage et avant la crème, une crème en dernier le soir ou juste avant la crème solaire le matin. Suivez le rythme qu'indique la marque : Anua conseille son sérum matin et soir, avant la crème, avec une crème solaire SPF 30 ou plus le jour. Dans l'étude publiée, la crème s'appliquait deux fois par jour, et une crème solaire chaque matin était obligatoire. Notre guide de la routine coréenne détaille l'ordre des étapes.
PDRN ou rétinol : lequel choisir, et peut-on les associer ?
Le rétinol est le soin que les dermatologues conseillent pour des ridules légères, introduit doucement, le soir ; il peut irriter, et ne s'utilise pas pendant la grossesse. L'étude publiée qui compare les deux en crème donne l'avantage au PDRN, mais sans placebo et sur un mois : c'est un signal, pas une preuve. Plusieurs soins les réunissent déjà. Si vous les combinez, introduisez-les l'un après l'autre, et suivez les règles du rétinol : le soir, et une crème solaire chaque matin.
Le PDRN atténue-t-il les cernes et les rides des yeux ?
Le contour des yeux est justement la zone de l'étude publiée sur la crème : en quatre semaines, rides de la patte d'oie, creux et poches sous les yeux y ont diminué plus qu'avec le rétinol. La couleur des cernes, elle, n'a pas été mesurée. Les chiffres annoncés sur les cernes viennent des tests des marques : Medicube affiche, pour ses patchs, 3,7 % d'amélioration en deux semaines. Sous les yeux, l'injection de polynucléotides a été suivie chez 42 patients, plus satisfaits de leur regard jusqu'à six mois après, mais sans groupe de comparaison.
PDRN, polynucléotides, skinbooster : est-ce la même chose ?
Pas tout à fait. PDRN et polynucléotides (PN) désignent tous deux de l'ADN en fragments : le PDRN, des fragments courts ou moyens ; les PN, des chaînes plus longues, qui peuvent rendre le produit injecté plus visqueux. Ces mots ne fixent pourtant ni une longueur précise, ni un effet. « Skinbooster », lui, n'est pas un produit : c'est le nom donné à des injections censées améliorer la qualité de la peau, à l'acide hyaluronique, aux polynucléotides ou à d'autres substances. Toutes sont des injections : en France, un médecin et personne d'autre.

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